Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 11:53

 

A l'Ami à qui je dois plus que la vie : l'Espoir.

 

Oh ma nostalgie où es-tu ?

Toi qui hier ornais mes rues

Comme autant de gouffres austères

As fait ton baluchon amer.

 

 

Depuis ton départ des questions

Comme un poison dans ce cocon

Tissé peu à peu loin de toi

Touchent mon cœur jamais ma voix

 

 

Sur quelle gorge d'infortune

Luisent tes larmes importunes ?

Dans quel cerveau terrorisé

Obtures-tu toute clarté ?

 

 

Hier la réponse est venue

Lovée comme un chaton galeux

Dans les draps d'or tuberculeux

De la surprise biscornue.

 

 

Ta main moite et osseuse et ferme

S'était arrimée à l'épaule de l'Ami

Celui qui t'avait à long terme

Éloignée de moi sans un cri.

 

 

Dans ta paume où les temps s'arrêtent

Collés à mon ancienne empreinte

Comme une mouche s'agitant

Les pas de l'Ami s'éteignant.

 

 

Ma seule énergie en ce monde

Est de quelquefois faire luire

Les mots dans leur danse féconde

Pour amuser ou pour séduire.

hamelin Donc aujourd'hui je prends ma flûte.

Oh ma nostalgie où vas-tu ?

Pourquoi cette course hirsute ?

Quel abandonné vises-tu ?

 

 

Poursuis-tu cette mélopée ?

En elle t'es-tu reconnue ?

Mots, qu'Hamelin et ses secrets 

Enterrent les regrets de l'Ami si fourbu. 

 

 

 

source image : http://www.dark-stories.com/flute_de_hamelin.htm

Par Séb - Publié dans : Poésie - Communauté : vos poèmes
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