Je suis un volcan endormi près des pins
J'ai oublié jusqu'aux joies
des vomissements assassins
que mes jeunesses étouffaient d'effroi
Je dors sous les ailes des cigales
mes bras se finissent en autoroutes
où mes doigts frétillent sous les pédales
Je dors oublié des doutes
puis c'est la nuit en mon coeur limpide
les fleurs sur mes versants
ouvrent de grands yeux livides
et sèment aux vents leurs enfants
je lutte je lutte je lutte
je ne veux plus cette fureur
trou noir dérobant tous azimuts
mes parfums et mes lueurs
je transpire mon souffle
saccade mes pensées
saccage mes pantoufles
je me hais
je vais bruler les alentours
je le sais
le paysage qui fuit qui court
je me hais
Puis je deviens liquide
je ne suis plus que la trainée
la putain apatride
je dévale mon visage ridé
le citronnier rouge enfer
je lui brise les os comme des crécelles
la plaine arc-en-ciel d'hiver
devient cimetière où grelottent mes ficelles
ça court ça court ça court
je rattrape je rattrape je rattrape
ma bile de la nuit s'entoure
et le village endormi se meurt en grappes

ma crise est passée et Koala est toujours là...
Crise d'angoisse
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