"Réservé aux insensés"

Comme je l'ai lu dans "Le Loup des steppes", que je vous recommande du reste, ce blog est réservé aux insensés. C'est-à-dire aux fous, aux poètes, aux âmes décousues, aux insomniaques, à ceux qui se sentent à l'étroit dans ce monde si régulé, à ceux qui se relèvent pour fumer une tige ou reprendre une lecture, à ceux qui se disent que la vie ça ne peut pas n'être que se lever, aller chercher à gagner une misère, appeler sa femme entre midi et deux, rentrer déglingué, regarder TF1, écouter religieusement Sarko, mettre une troussée à sa moitié et s'endormir pour oublier cette horloge hallucinante que l'on s'impose, après avoir renoncé à savoir si on ne nous l'imposait pas, à ceux qui se disent que des beautés régénératrices existent, qu'elles sont, pourquoi pas, à notre portée, que l'on peut, soyons dingues, les créer, les échanger...


Ici, jeune incandescent, tu trouveras de la poésie maison, beaucoup, des textes de fiction à toutes les sauces, un peu, des "reacacho" évoquant cette actu de taré qui nous englobe - nous gobe - tous et, surtout, tu seras autorisé à donner ton avis, à t'accorder une pause dans le récital de l'horloge régulée de tes jours.

Lis et dis.

essai (réussi ?)

Samedi 13 septembre 2008

Ne trouvant pas le sommeil, comme d'habitude, je me suis posé des questions, non pas existencielles, pour une fois, mais générales. Partant de choses très prosaïques, j'en suis arrivé à m'interroger sur la nature de celui ou celle qui est littéraire. Qu'est-ce qu'être littéraire, au-delà du fait de lire et de porter des lunettes ? Si la question t'intéresse, petit lutin ultraviolet sous acides, je t'invite à poursuivre ta lecture, ou si le sujet te laisse indifférent, t'indispose ou te fait chier, simplement, écoute plutôt ceci, par exemple. Je n'y comprends rien, mais j'aime bien le son :

Tu es resté ? Bien. A moi donc de te captiver, de te faire ouvrir de grands yeux émerveillés afin que tu n'ailles pas écouter l'intégrale de Nightfall in Middle-Earth,  avant la fin.
Mon corps d'athlète enfin allongé, j'égrenais donc entre mes neurones juvéniles quelques sujets à défricher avant de rejoindre Morphée et sa clique d'agents nyctalopes.
La venue du Pape en France ? non, RAS si ce n'est que je m'en branle un peu.
La photo truquée de Sarko vue sur le blog d'une amie ? Tellement réaliste qu'il n'y a rien à ajouter!!
Le foot ? Oui, on a gagné, le frère caché d'Emmanuelli a sauvé sa place et ce WE Marseille joue à Bordeaux un match que je ne pourrai pas voir parce que je ne suis pas abonné à Orange. Snif.
Koala ? Oui, je l'aime, elle me manque, bon, c'est la vie. On se verra bientôt.
Le taf ? Ah oui, tiens, j'en ai depuis deux jours et il y a des petites choses à dire.

J'explique. Depuis deux jours, je suis employé dans un lycée, à mi-temps et en tant qu'assistant d'éducation pédagogique , mais en attendant d'avoir des élèves à aider, j'ai... des photocopies à faire. Bon, l'avantage c'est que ça m'occupe.
Et ce matin, j'ai assisté à une scène cocasse. J'étais avec celle qui m'a appris à me servir du monstre vomissant cours et devoirs (impressionnant, la bestiole quand même) et alors qu'elle allait fermer la salle, un prof à la tête pas vraiment sympa est venu. Style je sais tout et je vous emmerde, en fait, bandes de cons qui êtes tout juste bons à faire des photocopies. Face au refus de la dame de faire le travail immédiatement, elle avait d'autres obligations, ce cher enseignant est parti furibard en disant qu'il allait se plaindre à l'administration. Alors que j'aurais pu les lui faire ses photocopies, je l'ai laissé s'en aller, me disant que ses
diplômes ne lui donnaient pas le droit de se conduire avec tant de morgue et que ses feuilles, ils les auraient quand j'en aurais envie, non mais !
Partant de ce moment de la journée, je me suis imaginé être lundi matin à 7h30 quand j'aurai à ouvrir la salle et que les profs accoureront, désespérés, pour que Séb leur fasse leurs copies pour leurs cours de 8h.
J'imaginais une nuée rutilante, piétinante, devant la porte avec paquets de feuilles au-dessus de la mêlée pour bien passer en prem's.
Moi, dans ce cas, j'aurais tenu ce genre de discours :
- Bon, les gars, il est 7h30 et, comme vous pouvez le constater, je ne me suis pas fait greffer un bras ou deux durant le week-end en vue de ce moment magique du lundi matin où je me sens si utile en ce bas-monde et de son côté, le lycée n'a pas non plus investi dans un second appareil. Partant de ce double principe, je demande à ceux qui ont cours à 8 heures de me laisser leur travaux - voilà, merci, merci... ah oui quand même... - et aux autres de laisser lesleurs dans le casier. Merci et bonne journée !

Je réalise les travaux, les leur rends et vaque à mes occupations jusqu'à recevoir une convocation pour la récréation de 10 heures dans le bureau du proviseur. Là, m'attendent le plus haut gradé et un prof en colère. Non, mais vous vous rendez-compte, dit-il en substance dans mon imagination pré-sommeil, c'est une honte de se faitre traiter ainsi... Le proviseur acquièsce et s'apprête à me faire la morale sur le respect à avoir, et tout et tout. Je lui adresse un large sourire et, avant qu'il ne commence, je leur dis :
- Allons, messieurs, ne perdons pas notre énergie de bon matin en palabres inutiles et voyons les choses avec recul. Je dirais que tous les trois sommes sur le point de succomber à un mal bien français, celui de nous noyer dans un verre d'eau. Donc, si vous le voulez bien, allons refaire le monde autour d'un café, débattons de sujets réellement intéressants. Je ne sais pas, au hasard, l'intérêt de poursuivre la présence américaine en Irak ou, plus proche de nous, de ces contrats aidés et de plus en plus précaires dont moi-même, du reste, je bénéficie dans cet établissement et ce malgré mon bac+4 et mes capacités qui ne se limitent pas à faire des photocopies.
Là, naturellement, je les laisse en tête à tête sans un mot de plus et vais fumer ma clope, seul. 
La nicotine aidant, je ne sais pas, je me dis que j'ai agi en littéraire. Pourquoi ? Parce que j'ai agi avec recul et provocation. J'aurais très bien pu suivre les voies de l'immédiateté, prendre les photocopies comme elles se présentaient, de peur de froisser les uns ou les autres et, chez le proviseur, j'aurais pu me laisser me faire défoncer et repartir la queue entre les jambes. Non.
Mes idées poursuivent leur bonhomme de chemin et je me souviens lorsque j'étais devant mes Terminales L il y a quelques mois. La première question que je leur ai posé a été la suivante :
- Bon, dites-moi, vous êtes là parce que vous êtes de vrais littéraires ou parce que vous êtes des billes en maths et que, du coup, vous avez poussé cette porte parce qu'il y avait de la lumière ?
J'avais lu de la stupeur dans leurs yeux et ils avaient timidement opté pour la première possibilité. J'avais répondu : "Ok, il ne vous reste plus qu'à me le prouver." Le cours se passe, normalement, et je ne sais plus comment, nous en venons à évoquer les grèves lycéennes de l'époque. Là, la demoiselle du premier rang dit : "D'ailleurs, on a été les premiers du lycée à se mettre en grève." Ce à quoi je réponds : "Dans ce cas, effectivement, vous êtes de vrais littéraires car les littéraires se battent pour défendre leurs idées, quitte à aller à contre-courant ou à être des précurseurs. Dans ce cas précis, les détracteurs diront que vous êtes les plus fainéants du bahut mais qu'importe, il faut aller au bout de ses idées."
Je continue, dans la nuit et le silence de ma chambre, à associer mes idées et je me vois, dans X années enseignant en lycée professionnel, étant donné que j'ai bien envie de passer ce concours. D'ici-là, me dis-je, j'aurai publié un roman inspiré de mon quotidien de prof de lettres-histoire et je serai, naturellement !, invité dans une émission littéraire à la télé. Oui, il est bon de rêver...

 

 

 - Ainsi, donc, comme vous l'écrivez, Monsieur Bonmarchand, pour vous, enseigner la littérature, c'est avant tout apprendre à vos élèves à s'interroger, à mieux appréhender le monde. Ce n'est pas plutot le but affiché du cours de philosophie ?
- Les deux cours ne sont pas antagonistes, au contraire. Je dirais qu'en philo, les élèves parlent et réfléchissent sur des thèmes généraux. L'amour, la liberté, que sais-je. La littérature, à mes yeux, ce n'est rien d'autre que de la philo en situation. Faire lire un texte à un élève et lui demander ce qu'il a compris, c'est certes le B.A BA mais ça reste largement insuffisant. On reste au niveau de la paraphrase déguisée. C'est pourtant ce qui est communément admis et réalisé. Moi, mes élèves, je leur demande de chercher les présupposés de telle ou telle situation, de telle ou telle façon de présenter un argument. L'idée, au final, n'est pas de valider une lecture et une compréhension comme je l'ai fait moi-même en  tant qu'élève et en tant qu'étudiant, mais bien de les faire réagir au quart de tour quand, dans la vie, et j'insiste là-dessus, ils sont face à un discours, politique ou autre, et qu'ils ont le devoir, en tant que citoyen, de le passer au crible de l'examen critique pour éviter, comme c'est malheureusement trop le cas dans notre société, que l'info brute, ou traitée par des journalistes, pardonnez-moi, mais dont on doit, c'est une nécessité intellectuelle, se méfier des analyses parfois dictées par des éléments qui les dépassent - pour éviter, disais-je, que l'info passe comme une lettre à la poste sans mise à distance. Si vous voulez, à mes yeux, je forme des citoyens. Je leur enseigne le doute, le questionnement rationnel.
Moi, en cours, je me suis toujours emmerdé parce que ce qu'on m'enseignait était déconnecté de la réalité. Mes profs pensaient programme-programme - oh mon dieu je suis fonctionnaire je ne dois pas me mettre mal avec l'Etat qui est mon employeur. Du coup, toute analyse, tout échange d'idées, tout débat étaient proscrits et je me retrouvais face à un désert d'idées, de propositions.
- Vous n'avez pas peur d'être accusé de faire du prosélytisme auprès de jeunes particulièrement influençables ?
- Non, tout d'abord parce que je ne fais pas de la pub pour tel ou tel parti, je ne parle même jamais de politique. Je leur enseigne simplement, au travers des extraits des textes étudiés, à éventuellement être capable de couper l'herbe sous le pied à tel ou tel discours qu'on pourrait leur présenter. D'ailleurs, il m'arrive souvent d'être pris à mon propre piège quand un élève remarque une faille dans mon analyse. Là, je sais que je ne me lève pas pour rien. Et ensuite, pour répondre à votre question, il suffit qu'ils allument la télé et là, entre la pub coca et le JT estampillé Elysée, ils ont leur dose de prosélytisme.
- Très bien, vos arguments se défendent. Pour parler de votre livre, maintenant, vous avez décidé de vous arrêter sur le cas d'un élève que vous avez eu et dont vous avez appris le suicide...
- Oui, alors, je vous arrête tout de suite. Il n'y a aucun lien entre le fait que ce gamin ait été l'un de mes élèves et le fait qu'il ait mis fin à ses jours. J'ai simplement voulu présenter dans ce livre l'Avant, le Pendant et l'Après ce drame car, vous vous en doutez, humainement cela a été très fort.
- Très bien, merci Sébastien Bonmarchand. Pour les téléspectateurs que cela intéresse, je rappelle le titre de votre livre : Qui étais-tu? paru aux Editions... et également votre blog :
http://jaimecrire.over-blog.com Merci d'être venu et à très bientôt.
- Merci à vous.
 

Par Séb
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Samedi 19 juillet 2008

Dis, Papa, c'est quoi l'amour ?

L'amour, c'est une perte de temps - ça ne sert à rien. On peut engendrer par accident sans le moindre amour.

L'amour, c'est le pire ennemi du porte-feuille - de l'inscription à Meetic au restau, en passant par le Super que tu brûles quand la demoiselle veut "se promener par cette belle soirée pleine d'étoiles". Au final, elle te dira, au bas de son immeuble, quand tu te pencheras pour l'embrasser : "C'était sympa, mais non, en fait, je ne sens pas le truc."

L'amour, c'est comme un rêve : tu le vois, tu sais qu'il est là, pis hop un matin tu te réveilles et il a foutu le camp. Donc autant prendre des médocs et ne plus rêver.

L'amour, c'est comme un étang avec une Gorgone qui nage au fond. Toi, tu nages à la surface, tranquilou, tu ne demandes rien à personne et, après ta baignade, d'ailleurs, tu as plein de trucs de célibataire à faire (aller chez Ikea, laver ta bagnolle, jouer à la PSP avec ton meilleur pote, etc... !) et la Gorgone jaillit et t'adultnap (comme dirait Queneau) pour un temps X, au fond de l'eau, jusqu'à ce qu'elle en ait marre. Mais d'ici là, Ikea a délocalisé, on t'a piqué ta caisse et ton pote s'est barré avec ta console.

Du coup, tu te retrouves seul au bord de l'étang, les mains dans le caleçon, comme un con.


Mais dis, Papa, c'est quoi l'amour alors ?

Ah, mon fils... l'Amour, c'est le seul trésor dont l'Homme n'a pas l'utilité mais qu'il traquera jusqu'à son dernier souffle. Allez, dors, demain faut que je te ramène chez ta mère. Elle va bien, au fait ?

Par Séb
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Dimanche 29 juin 2008

ça me prend et ça reste.
Ce n'est pas comme une envie de fumer ou une envie de faire l'amour. Ce n'est pas un désir immédiat à satisfaire pour hop passer à autre chose. Non, c'est un besoin. Vital.
Comme celui de respirer, de manger.
Je suis en train de conduire, de parler avec un ami, d'un sujet intéressant ou non, du reste, ou meme en train de dormir, et "ça" arrive. Devant mes yeux, comme si j'étais le témoin muet et invisible de scènes inconnues de Dieu et des hommes. "ça" s'enchaîne, logique ou non, ça joue, ça bouge devant mes yeux hébétés.
J'observe, je me tais, j'imagine tenir un stylo dans une main et un calepin dans l'autre, je reste tapi dans l'ombre des mots et des choses et je me nourris de ces ombres naissantes pour, aussitot, six mois plus tard ou... jamais, leur donner vie.
La glaise coule sur mes doigts, mes ongles pénètrent les mondes à venir, mes bras paitrissent des destins.

La vie, ma vie, celle sans intéret ni couleurs, s'entoure de parenthèses. Elle est présente mais, dans mon oeil aquoiboniste, se perd dans les limbes, suspend sa chute.
Et tout dans ma tete et sous mes doigts s'éclaire, prend forme et vie. Comme un marionnettiste, ou comme un enfant, je joue. J'invente les dialogues que jamais je n'entendrai ni ne dirai.
Alors les astres se penchent sur ma feuille et apaisent ma solitude.

Par Séb
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Mercredi 18 juin 2008

Série L (coefficient 7)

- La perception peut-elle s’éduquer ?
- Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?
- Expliquer un extrait des "Cahiers pour une morale" de Sartre.

Série S (coefficient 3)

- L’art transforme-t-il notre conscience du réel ?
- Y a-t-il d’autres moyens que la démonstration pour établir une vérité ?
- Expliquer un extrait de "Le monde comme volonté et comme représentation"de Schopenhauer.

Série ES (coefficient 4)

- Peut-on désirer sans souffrir ?
- Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même ?
- Expliquer un extrait de "De la démocratie en Amérique" d'Alexis de Tocqueville

Je traite le sujet que vous voulez, choisissez !


et la suite !

Par Séb
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Samedi 31 mai 2008

Je viens d'écrire un poème, que je ne renie pas du reste, et en le relisant une question m'assaille : suis-je "normal" ?
Ou, plutot, est-ce "normal" à bientot 26 ans d'encore et toujours éprouver le besoin de mettre en mots ce que je ressens ? N'est-ce pas là l'apanage des ados boutonneux (pléonasme, du reste) ?
Que fait un adulte, qui n'écrit pas ou ne crée rien de particulier, quand il a envie, ou besoin, d'exprimer ses émotions ? Parle-t-il, se confie-t-il ? C'est sans doute la raison d'etre des amis, des amours, je présume. Pour ma part, ces discussions, pourtant essentielles, j'en conviens, me paraissent presque fades en comparaison du plaisir que je ressens à écrire, meme des mièvreries amoureuses à la Eluard.
Je grandis, mon corps vieillit, ma mentalité et mes idées évoluent, j'entre (tant bien que mal...) dans la vie adulte, mais, toujours, inamovible, intacte, demeure cette inexpugnable force qui me pousse à produire. Serais-je au milieu d'un champ de bataille ou à la tete d'un empire florissant q ue je continuerais d'écrire. Le temps s'arrete. Non, déborde, comme l'écrit Eluard. C'est exactement ça. Un temps en plus qui s'impose à moi, que je ne peux maitriser. C'est comme un second rhésus sanguin flottant dans mes artères et jailllissant comme d'une fontaine de Jouvence, que j'aille bien, comme c'est relativement le cas en ce moment, ou que je me sente enfermé en moi-meme sans source de lumière.

Je me souviens avoir confié à mon premier amour cette phrase terrible, quand j'avais 17 ans : "Tu ne seras jamais que ma deuxième femme, la première sera toujours l'écriture." Comment, par quel mécanisme, ai-je pu etre poussé à prononcer ces mots-là et, comment encore aujourd'hui, n'en changerais-je pas une virgule ?

Comme après l'écriture de quelque texte que ce soit, je me sens vidé après ce poème. Je ne sais plus qui disait "Ecrire, c'est faire l'amour aux mots." mais il avait raison. J'ai envie de m'allonger et de regarder le plafond en fumant la clope d'après l'amour.
Pourtant, ce ne sont que des mots, jetés en un quart d'heure sur un clavier froid et face à un écran muet. Je n'ai pas passé des heures à caresser une femme, à lui susurrer  quelque serment indicible, à transpirer sur sa poitrine, ni à tester toutes les positions offertes par la nature. Non, ce ne sont que des mots. Creux, meme, souvent. Des mots que j'avais envie, besoin, de sortir de moi-meme, de semer comme pour féconder quelque coeur inconnu.

Suis-je normal ? N'ai-je pas manqué une marche dans le processus naturel du développement humain ? Artistes, aidez-moi !

Par Séb
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