Partager l'article ! Circulation interne: Après des mois et des mois de silence poétique, un souffle, ce soir, a franchi le seuil de ma pensée et une image, la pre ...
Après des mois et des mois de silence poétique, un souffle, ce soir, a franchi le seuil de ma pensée et une image, la première de ce poème a frappé à la porte : Des artères prises dans un bouchon autoroutier.
Circulation
Bouchonnez mes artères vos lacis auburn
sur l'autoroute enroulent mon cœur comme une fleur
de camions en épines
de pétales en berlines
Circulez mes veines vos robes pourpres
sur la piste tissent mes yeux comme des origamis
de twist en papier
d'arabesques en bacchanales
Stationnez mes globules vos profils carmins
sur la chaussée colorent mes pieds comme des galets
de venelles en ruisseaux
de torrents en citadelles
Fredonnez mes gènes vos promesses vermeilles
sur la sphère oblitèrent ma vie comme une encre
de ronds en flots
de mots en mondes
Cher Maître, je me permets une question : d'où vous vient cette si magnifique absence de talent?
Je vous aime pour ça.
Merci chère Superconnasse, cela me touche.
Mais tout d'abord une remarque : j'admire, chère élève, ta capacité chaque jour plus surprenante à suivre de si près l'actualité d'un blog si peu souvent réactualisé. De deux choses l'une : soit tu le consultes, chaque jour, voire plusieurs fois par jour, dans l'espoir d'y déceler de nouvelles expressions de mon talent, dans une sorte d'attente perpétuelle et fièvreuse qui donne à toutes les autres occasions de ta vie le gout amer de la consolation, soit tu es mon ami sur facebook et, alors, en plus du titre de superconnasse, je te décerne celui de Superhypocrite.
Maintenant, ta question : d'où me vient cette magnifique absence de talent ? La question est lourde et mériterait un colloque, avec intervention de spécialistes internationaux. Cela dit, je peux ouvrir une piste : elle me vient de mon envie de te faire réagir. Je crois que tout est là. Tu comprends, si tu admirais mon art, vénérais l'air que je respire et qui nourrit mes vers, si tu voyais en moi le plus grand des plus grands, je n'écrirais plus. Je serais en quelque sorte arrivé à destination. Hors là, non, il y a résistance.
Donc, continue à détester ce que j'écris et à rester aux aguets et je continuerai de te décevoir, dans un savant équilibre des choses.
Cher Maître,
Je suis déçue. En effet, votre réponse est brillante. Que vous arrive-t-il? Reprenez-vous, de crainte que mon admiration ne s'estompe...
D'un autre côté, si même en me comblant vous me décevez, l'inverse doit être vrai également.
Oh oui Maître, continuez à frapper mes petites fesses rougies par votre écriture maladroite.
Et je n'utilise pas Facebook. Je viens du passé...
La suite au prochain texte, la vie m'appelle.
La vie n'a aucun intérêt mon cher.
Oui, je sais, c'est pour cela que je l'écris !
Bravo Sébastien !
Que de jolis mots enroulés dans une belle sonorité, toute de rythme constituée...
merci ! je suis ravi de constater que tu surfes jusque sur les rives de ce blog ! bises.