Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 21:56

Après des mois et des mois de silence poétique, un souffle, ce soir, a franchi le seuil de ma pensée et une image, la première de ce poème a frappé à la porte : Des artères prises dans un bouchon autoroutier.

 

 

 

 

Circulation

 

 

 

 

Bouchonnez mes artères vos lacis auburn

sur l'autoroute enroulent mon cœur comme une fleur

de camions en épines

de pétales en berlines

 

 

Circulez mes veines vos robes pourpres

sur la piste tissent mes yeux comme des origamis

de twist en papier

d'arabesques en bacchanales

 

 

Stationnez mes globules vos profils carmins

sur la chaussée colorent mes pieds comme des galets

de venelles en ruisseaux

de torrents en citadelles

 

 

Fredonnez mes gènes vos promesses vermeilles

sur la sphère oblitèrent ma vie comme une encre

de ronds en flots

de mots en mondes

 

 

Par Séb - Publié dans : Poésie - Communauté : vos poèmes
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Commentaires

Cher Maître, je me permets une question : d'où vous vient cette si magnifique absence de talent?

Je vous aime pour ça.

Commentaire n°1 posté par Superconnasse le 23/10/2011 à 19h25

Merci chère Superconnasse, cela me touche.

Mais tout  d'abord une remarque : j'admire, chère élève, ta capacité chaque jour plus surprenante à suivre de si près l'actualité d'un blog si peu souvent réactualisé. De deux choses l'une : soit tu le consultes, chaque jour, voire plusieurs fois par jour, dans l'espoir d'y déceler de nouvelles expressions de mon talent, dans une sorte d'attente perpétuelle et fièvreuse qui donne à toutes les autres occasions de ta vie le gout amer de la consolation, soit tu es mon ami sur facebook et, alors, en plus du titre de superconnasse, je te décerne celui de Superhypocrite.

Maintenant, ta question : d'où me vient cette magnifique absence de talent ? La question est lourde et mériterait un colloque, avec intervention de spécialistes internationaux. Cela dit, je peux ouvrir une piste : elle me vient de mon envie de te faire réagir. Je crois que tout est là. Tu comprends, si tu admirais mon art, vénérais l'air que je respire et qui nourrit mes vers, si tu voyais en moi le plus grand des plus grands, je n'écrirais plus. Je serais en quelque sorte arrivé à destination. Hors là, non, il y a résistance.

Donc, continue à détester ce que j'écris et à rester aux aguets et je continuerai de te décevoir, dans un savant équilibre des choses.

Réponse de Séb le 24/10/2011 à 14h16

Cher Maître,

 

Je suis déçue. En effet, votre réponse est brillante. Que vous arrive-t-il? Reprenez-vous, de crainte que mon admiration ne s'estompe...

 

D'un autre côté, si même en me comblant vous me décevez, l'inverse doit être vrai également.

 

Oh oui Maître, continuez à frapper mes petites fesses rougies par votre écriture maladroite.

 

Et je n'utilise pas Facebook. Je viens du passé...

Commentaire n°2 posté par Superconnasse le 25/10/2011 à 00h05

La suite au prochain texte, la vie m'appelle.

Réponse de Séb le 25/10/2011 à 12h32

La vie n'a aucun intérêt mon cher.

Commentaire n°3 posté par Superconnasse le 23/12/2011 à 12h57

Oui, je sais, c'est pour cela que je l'écris !

Réponse de Séb le 23/12/2011 à 20h03

Bravo Sébastien !

Que de jolis mots enroulés dans une belle sonorité, toute de rythme constituée...

Commentaire n°4 posté par Noelle P. le 19/04/2012 à 15h49

merci ! je suis ravi de constater que tu surfes jusque sur les rives de ce blog ! bises.

Réponse de Séb le 20/04/2012 à 11h05

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