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Jaimecrire, l'univers de Sébastien Bonmarchand !

Tirade de ma prochaine pièce

14 Mai 2009, 11:35am

Publié par Séb

Voici une tirade extraite de la pièce que je suis en train d'écrire.
Il ne s'agira pas d'une pièce en vers, mais d'une situation de théâtre dans le théâtre.
La pièce mise en abyme et écrite en vers repose sur le mythe d'Orphée et d'Eurydice. Je vais suivre la troupe dans ses répétitions et ferai intervenir les vrais dieux de l'Olympe qui resteront incognito. Dans cette scène 3, Orphée chante son malheur et le public qui ne connaitrait pas le mythe est ainsi informé.
Qu'en pensez-vous ?




ORPHEE

Et toi, fleur au cœur pur, connais-tu Eurydice ?
Tes pétales auburn ont-ils vu son supplice ?
Tes oreilles dorées étaient-elles ouvertes
Quand l'épouse d'Orphée aux Enfers fut offerte ?

Tout juste à moi mariée, elle marchait rieuse
Au cœur des bois, témoins de nos fièvres heureuses,
Quand soudain ce serpent de sous son orme noir
Jaillit et se jeta sur l'Amour sans la voir.

Eurydice blêmit comme un astre surpris
Par un soleil dans sa course vers l'infini.
Ma prunelle mouillée baisa la sienne morte
Quand son regard partit vers le monde sans porte.

Mon sang alors freina sa course mystérieuse
Pour aller s'échouer sur les rives boueuses
Du fleuve des Enfers, le redoutable Styx,
Que ma lyre asservit de sons et non de rixes.

La belle Perséphone écouta mes soupirs
Et son cœur attendri supplia sans frémir
La couronne de son mari, le roi Hadès,
D'embrasser mes désirs en rendant Eurydice.


L'invisible maitre des Enfers torturés
Tendit vers moi son sceptre et son amer marché :
– Tu ne dois, me dit-il, jamais te retourner
Avant que le soleil ne vous ait enlacés.

Mais, touchant presque au jour, ta main a fui la mienne
Et mon âme a cédé aux cruelles sirènes
Que le dieu des Enfers avaient placées en moi.
Dépossédé de toi, j'échouai face aux lois. 

Oui, ma tendre Eurydice aux yeux à jamais clos,
J'ai échoué quand retournant mes trémolos
Vers toi, tu disparus. Éternellement vide
Ta main loin de la mienne errera chrysalide.

Et moi devenu ver sur la terre des hommes
Je te couvre de voyelles et de consonnes
Sans jamais plus te voir, orphelin de tes yeux,
Toi la parfaite épouse arrachée par les dieux.

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Tati Maureira 30/11/2010 21:32



Super, après un parcours rapide de ton site, je me rends compte que tu n'as rien à nous envier, nous les "Classiques" : Lysistrata d'Aristophane est une comédie de qualité : l'as-tu lue en grec ?
C'est encore plus épatant : saveur des mots, expressions exclusivement grecques de l'époque classique, etc...


En ce qui concerne Orphée et Eurydice, le thèmùe est vaste, musicalement, c'est aussi très émouvant...


Dorothée : la charmante jeune fille qui t'a accompagné au mariage de Cathy ? : alors là, sympa : de la littérature vivante, originale, en plus avec des  personnages vrais en chair
et en os...


Curieuse de lire les textes.



Séb 01/12/2010 16:00



Non, n'ayant jamais étudié le grec, je n'ai pas lu la pièce dans la langue d'Aristophane.


Et pour ce qui est d'Orphée, au départ ça devait n'etre qu'un acte et puis l'inspiration est venue. Si tu as des cours de latin niveau collège en stock, par ailleurs, je suis preneur !


Biz.



amandine 20/05/2009 17:26

trop bien vous pourez me mettre dans une piece merci seb a lundi passer un bon wee end

Séb 21/05/2009 11:16


A lundi ? qui es-tu ?


Matthieu+Fernandez 14/05/2009 22:39

Ce sont de très beau vers, mais je n'ai pas compris ton projet...

Séb 14/05/2009 22:58


Je suis en train d'écrire une pièce à l'intérieure de laquelle il y a une pièce en vers sur le thème d'Orphée et Eurydice, c'est simple.