Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Jaimecrire, l'univers de Sébastien Bonmarchand !

nouvelle foot, deuxième partie

2 Février 2008, 11:29am

Publié par Séb

lien vers 1ère partie : http://jaimecrire.over-blog.com/article-16123614.html

Mais dès qu'il embrassa son poteau droit, sa résolution fut prise.
Il n'était pas vénal.
Il cracha dans ses gants et défia du regard son ancien coach. 
Puis il lui sourit.
Dès les premières secondes, il intervint dans les pieds de l'attaquant adverse. Son ancien coéquipier, en se relevant, lui soufla à l'oreille : "Pense à Bernabeu..."
Cela ne fit que décupler sa rage de victoire.
Lors de la première demi-heure, la foule scanda son nom à la moindre intervention, même la plus anodine. Il était devenu en quelques mois l'idole de tout un peuple. Il se permit même un crochet dans ses propres six mètres peu avant la pause !
A la mi-temps, son équipe pliait mais ne cédait pas. Le match nul ne reflettait pas la domination des visiteurs.
Dans le couloir menant aux vestiaires, à l'écart des caméras, il prit son ancien coach par l'épaule et lui dit : "Je ne suis pas une valseuse. Bonne deuxième mi-temps, enculé !"

Une fois dans le vestiaire, il attendit la fin du laius habituel de son coach - continuez les gars ! on peut gagner ! - pour demander la parole.
Il se leva et s'adressa à ses coéquipiers médusés. 
- Ils ont voulu m'acheter. Ils m'ont promis le Real si je me couchais.
Un murmure se leva, personne ne semblait au courant - cela le rassura. 
Son coach voulut intervenir, mais il lui fit signe de le laisser poursuivre.
- Je leur ai dit oui, mais au moment d'entrer sur le terrain, je n'ai pas pu. Voilà, je voulais vous le dire.
Le capitaine de l'équipe, un trentenaire sur la fin, se leva et lui fit l'accolade. Bien joué, petit, dit-il. 
- Ne vous inquiétez pas, les mecs, j'ai commencé une aventure avec vous et je ne vous lâcherai pas pour ma carrière. Ce match, on va le gagner !
Ils firent leur cri de guerre et retrouvèrent le terrain le couteau entre les lèvres.
La seconde période fut à sens unique. Les visiteurs, qui espéraient goûter aux joies de la victoire, ne connurent que le parfum dévastant du gazon et de la défaite. Score final : 4-0.
Le gardien n'eut aucun travail. Son ancien entraîneur, s'il avait eu des armes à la place des yeux, auraient fini en cellule avant le coup de sifflet final, tandis que l'agent véreux se prenait la tête entre les mains, après avoir visiblement fracassé son téléphone qu'il avait eu longtemps rivé à l'oreille.
Au coup de sifflet final, l'attaquant adverse se rua sur le goal et lui cracha à la figure, loin des arbitres et même des caméras.
-Tu viens de faire la plus grosse connerie de ta vie, connard !
Son vis-à-vis se contenta de sourire. 
Comme convenu, il se retrouva dans le rond central en compagnie de ses coéquipiers. Leur coach répondait aux journalistes tandis que le speaker tendait son micro, sans se douter de la bombe prête à exploser.
Le gardien se saisit du micro et s'adressa au stade.
- J'ai été victime d'une tentative de corruption, dit-il après avoir réclamé le silence et annoncé qu'il avait quelque chose d'important à dire. Le club qui me prête m'a promi de me transférer dans un grand club si je me couchais.
Une bronca sans pareille se fit alors entendre, tandis que les journalistes, hallucinés, couraient vers le rond central.
Avant de leur répondre, il ajouta :
- J'ai enregistré la conversation, par précaution.

Il sourit alors aux journalistes et se saisit du magnétophone qu'il avait confié à son kiné.

Commenter cet article

Olivier 07/02/2008 19:58

:-) arf ! eh bien ce blog est de plus en plus passionnant de par ses commantaires ! Par contre, rhaaa Seb "reflettait" ne prend qu'un "t" !

Gus 07/02/2008 12:26

Quelle virulence cet Antiseb! Encore pire que le Seb original!Sur le foot... ça me laisse tellement froid que je ne résiste pas à citer ce morceau de bravoure de feu Desproges (20 ans qu'il nous manque celui-là):Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j’entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu’ils existent, subissent à longueur d’antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées sudoripares qui se disputent sur le gazon l’honneur minuscule d’être champions de la balle au pied. Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s’abaisser à jouer au football. Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l’esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de boeufs éteints. Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester sa libido en s’enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de huit, à grand coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d’usine ? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux goalistes extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de quarante morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois ? Je vous hais, footballeurs. Vous ne m’avez fait vibrer qu’une fois : le jour où j’ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J’eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu’à la fin du tournoi. Mais Dieu n’a pas voulu. Ca ne m’a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu’on fasse et où qu’on se planque, on ne peut y échapper. Quand j’étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l’école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l’idée d’anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n’ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades.

antiseb 06/02/2008 22:24

Du Rimbaud? lol    plutot du Rienmoche   ...ma"critique" acerbe et peu constructive et il est vrai quelle n'est pas trés fondée , exusez-moi du peu mais en raison d'un enervement préalable et de la decouverte de ce texte mes mots se sont envolés et ma raison n'y pu rien... a trés bientot cher  blogueur!

antiseb 05/02/2008 21:58

voila ca c du pamphlet , peu litteraire certes mais en réaction a la perversion que tu fait d'un si bel art qu'est le foot  : ma passion! Et puis c drole a la fois C'est vraiment dommage!

antiseb 05/02/2008 21:42

Eh! gros cochon bien pourris , t'es qu'une merde chiaseuse ,une fioriture putride, une secrétion malodorante!  Sale vermine gluante tu n'est qu'une bouse visqueuse et puante comme celle dans laquelle tu as l'habitude de te rouler. Bah!   Immondice infame tu te conduit et ecrit comme un pisseux sans vergogne, un abjecte  tripoteur de gerbe avariée, bref  un vulgaire enculeur de mouche !!    Retournes dans ton cul bouffer les excréments de ton chat et la pisse de ton rat!    on devrait te balancer ta grosse tronche degueulasse dans les chiottes et te faire bouffer ton vomi et tes burnes !  Pourris bien dans ta merde sale porc!!!                                  signé:     le gros connard qui t'enchiasse!!!! 

Séb 06/02/2008 00:20

Il y a du Rimbaud là-dedans...