Présentation

Nouveau blog !


Pour des raisons de lisibilité, j'ai décidé de créer un nouveau blog, tourné vers l'actualité.
J'alimenterai les deux, jaimecrire étant désormais tourné exclusivement vers l'écriture et la littérature.
Vous trouverez le nouveau blog sur :
http://reagiralactu.over-blog.com/
Bonne lecture.

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Derniers Commentaires

Lundi 11 février 2008
Miracle ! la ligne est revenue et (avec mon cousin !) le modem a été installé !
C'est reparti pour de folles nuits d'écriture.
Par Séb
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 2 février 2008

lien vers 1ère partie : http://jaimecrire.over-blog.com/article-16123614.html

Mais dès qu'il embrassa son poteau droit, sa résolution fut prise.
Il n'était pas vénal.
Il cracha dans ses gants et défia du regard son ancien coach. 
Puis il lui sourit.
Dès les premières secondes, il intervint dans les pieds de l'attaquant adverse. Son ancien coéquipier, en se relevant, lui soufla à l'oreille : "Pense à Bernabeu..."
Cela ne fit que décupler sa rage de victoire.
Lors de la première demi-heure, la foule scanda son nom à la moindre intervention, même la plus anodine. Il était devenu en quelques mois l'idole de tout un peuple. Il se permit même un crochet dans ses propres six mètres peu avant la pause !
A la mi-temps, son équipe pliait mais ne cédait pas. Le match nul ne reflettait pas la domination des visiteurs.
Dans le couloir menant aux vestiaires, à l'écart des caméras, il prit son ancien coach par l'épaule et lui dit : "Je ne suis pas une valseuse. Bonne deuxième mi-temps, enculé !"

Une fois dans le vestiaire, il attendit la fin du laius habituel de son coach - continuez les gars ! on peut gagner ! - pour demander la parole.
Il se leva et s'adressa à ses coéquipiers médusés. 
- Ils ont voulu m'acheter. Ils m'ont promis le Real si je me couchais.
Un murmure se leva, personne ne semblait au courant - cela le rassura. 
Son coach voulut intervenir, mais il lui fit signe de le laisser poursuivre.
- Je leur ai dit oui, mais au moment d'entrer sur le terrain, je n'ai pas pu. Voilà, je voulais vous le dire.
Le capitaine de l'équipe, un trentenaire sur la fin, se leva et lui fit l'accolade. Bien joué, petit, dit-il. 
- Ne vous inquiétez pas, les mecs, j'ai commencé une aventure avec vous et je ne vous lâcherai pas pour ma carrière. Ce match, on va le gagner !
Ils firent leur cri de guerre et retrouvèrent le terrain le couteau entre les lèvres.
La seconde période fut à sens unique. Les visiteurs, qui espéraient goûter aux joies de la victoire, ne connurent que le parfum dévastant du gazon et de la défaite. Score final : 4-0.
Le gardien n'eut aucun travail. Son ancien entraîneur, s'il avait eu des armes à la place des yeux, auraient fini en cellule avant le coup de sifflet final, tandis que l'agent véreux se prenait la tête entre les mains, après avoir visiblement fracassé son téléphone qu'il avait eu longtemps rivé à l'oreille.
Au coup de sifflet final, l'attaquant adverse se rua sur le goal et lui cracha à la figure, loin des arbitres et même des caméras.
-Tu viens de faire la plus grosse connerie de ta vie, connard !
Son vis-à-vis se contenta de sourire. 
Comme convenu, il se retrouva dans le rond central en compagnie de ses coéquipiers. Leur coach répondait aux journalistes tandis que le speaker tendait son micro, sans se douter de la bombe prête à exploser.
Le gardien se saisit du micro et s'adressa au stade.
- J'ai été victime d'une tentative de corruption, dit-il après avoir réclamé le silence et annoncé qu'il avait quelque chose d'important à dire. Le club qui me prête m'a promi de me transférer dans un grand club si je me couchais.
Une bronca sans pareille se fit alors entendre, tandis que les journalistes, hallucinés, couraient vers le rond central.
Avant de leur répondre, il ajouta :
- J'ai enregistré la conversation, par précaution.

Il sourit alors aux journalistes et se saisit du magnétophone qu'il avait confié à son kiné.

Par Séb - Publié dans : nouvelle
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 31 janvier 2008

Neige-15.gif

Tu vois ce soir ma vie
C’est un Everest sans neige
Ça n’a aucun sens
  


Pourtant c’est là
Une masse triste sans forme
Et qui vogue et qui va et qui coule
Un iceberg sans glace
  


Le sel est absent
La vapeur dérape
Piste sans danseurs


Alors je t’appelle
Pas un taxi mon coquelicot
 


Je te chante à remue tête
Je te souffle à tue méninges
  


Tu passes et résistes
Comme une amante repue
Qui lasse oblitère un baiser
  


Je t’imagine cantatrice des âmes
Perdues alanguies sous les mers
Et tout en moi fredonne ou frelate
  


Tu vois ce soir langsam
Je t’ai cherchée
Un peu partout dans ce ciel de briques
Et les bocks en mitaines soupiraient
  


Un nuage annonçait ta venue
Irréductible et imminente
Je le soufflais rebelle
Et tes jambes me boassaient
 


Ou je me détournais du zinc
Aquoibonniste
Quand tout autour dansait et riait
Tous avaient leur neige
 


L’écume aux lèvres d’épines
Le front large
Et leurs bras t’assemblaient
 


 
Je me suis levé
Eunuque sans troupeau
Et je t’ai dessinée
 


Dans cette tête sans flambeaux 

26 janvier 2008, en sortant de boîte. 5h38.

Par Séb - Publié dans : Poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

"Réservé aux insensés"

Comme je l'ai lu dans "Le Loups des steppes", que je vous recommande du reste, ce blog est réservé aux insensés. C'est-à-dire aux fous, aux poètes, aux âmes décousues, aux insomniaques, à ceux qui se sentent à l'étroit dans ce monde si régulé, à ceux qui se relèvent pour fumer une tige ou reprendre une lecture, à ceux qui se disent que la vie ça ne peut pas n'être que se lever, aller chercher à gagner une misère, appeler sa femme entre midi et deux, rentrer déglingué, regarder TF1, écouter religieusement Sarko, mettre une troussée à sa moitié et s'endormir pour oublier cette horloge hallucinante que l'on s'impose, après avoir renoncé à savoir si on ne nous l'imposait pas, à ceux qui se disent que des beautés régénératrices existent, qu'elles sont, pourquoi pas, à notre portée, que l'on peut, soyons dingues, les créer, les échanger...


Ici, jeune incandescent, tu trouveras de la poésie maison, beaucoup, des textes de fiction à toutes les sauces, un peu, des « reacacho » évoquant cette actu qui nous englobe – nous gobe – tous, et surtout tu seras autorisé à donner ton avis, à t'accorder une pause dans le récital de l'horloge régulée de tes jours.

 


Lis et dis.

 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés