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Jaimecrire, l'univers de Sébastien Bonmarchand !

Les Paulinaires

10 Juin 2017, 09:40am

Publié par Sébastien Bonmarchand

Pauline, Je pale je parle, in Le meilleur de nous-mêmes, 2013

Ce soir, à la veillée, et Pauline endormie,

Les Paulinaires

 

Passager de la nuit

A une aile arrimé

Une épine pour lyre

Le Poète de cire

Incendie ses idées

Ne retient que le bruit

Et écrit ses Pauline.

Parti vagabonder sur la Terre et la Lune

Au milieu de sentiers décorés de trésors

Ubuesques je vis marcher sur la nuit brune

La galaxie perdue face à un météore

Incapable d’aimer en son œil la tendresse

N’avouant que trop tard haïr toutes ses dunes

Et moi je ne bougeai empâté de paresse

Plus fine à ses contours

Au centre du brasier

Une bûche agonise

Lentement telle Pise

Imberbe mobilier

Ne chutant qu’à rebours

Entrevoyant Pauline

Palmyre avait à Rome un jour fait une enfant

Aux prunelles de jade et aux lèvres vermeilles

Venue au monde avec une peau de diamant

La jeune enfant avait de Rome les merveilles

Incarnant à Palmyre une grâce divine

Nul n’oubliait de célébrer ses yeux de paon

Et pour sa peau si fine on la nomma Pauline

 

Porté par la magie d’une nuit de juillet

Au comptoir d’une rime habillée de jasmin

Un sourire de reine enroulé de satin

Libellule allongée sur mon œil qui allait

Impatient de s’enfuir vers ses sommets dorés

Non Frêle embarcation saupoudrée de baisers

Emporte-moi Emporte-moi Emporte-moi

Parfumée d’un sourire

Abricot de Palmyre

Unie face au brasier

La femme de ces vers

Ignorait les mystères

Nés des feux de juillet

Et les voici écrits

Nuit du 18 au 19 juillet 2002

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