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Nouveau blog !


Pour des raisons de lisibilité, j'ai décidé de créer un nouveau blog, tourné vers l'actualité.
J'alimenterai les deux, jaimecrire étant désormais tourné exclusivement vers l'écriture et la littérature.
Vous trouverez le nouveau blog sur :
http://reagiralactu.over-blog.com/
Bonne lecture.

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Mercredi 27 mai 2009
Voilà, je viens de finir la pièce dont j'ai publié ici deux extraits.
Pour celles et ceux que cela intéresse, je peux l'envoyer par mail au format pdf.

Il ne s'agit pas d'une pièce en vers, mais d'une situation de théatre dans le théatre. Une pièce en vers est enchassée dans une pièce "traditionnelle" avec des comédiens jouant la pièce en vers.  Il leur arrive des événements pour le moins extraordinaires (renconter des dieux, ce genre de choses!), etc...

Le titre est : "Quand les dieux s'ennuient ou La Nouvelle Eurydice", tragi-comédie en un acte (et 56 pages!).

Pour les personnes intéressées, n'hésitez pas à me contacter.

Je suis également à la recherche d'une troupe désirant monter cette pièce. Toute proposition est la bienvenue !
Par Séb - Publié dans : théâtre - Communauté : SOIF DE LIRE...
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Lundi 25 mai 2009

A l'occasion de ce long week-end, j'ai visité le camp de concentration et d'extermination nazi du Struthof, le seul sur le territoire français.
Avec Koala, nous avons dû digéré cette descente dans un monde indicible, qui a existé, et qui ne cesera de hanter encore longtemps les consciences collectives.
Je vais ici vous faire part de mes sensations, mais pour plus d'objectivité historique, je vous invite à visiter le site internet consacré à ce camp sur :
http://www.struthof.fr/

Il faut déjà gravir une colline pour arriver à 800m d'altitude et, à peine garés, vous faites face à cette porte sertie de fils barbelés, sorte de gigantesque bouche donnant sur des enfers modernes. Vous la franchissez et sur votre gauche les cercles de l'Enfer de Dante s'ouvrent à vous, avec ces différents niveaux planes en dénivelé, correspondant à autant de baraquements aujourd'hui disparus et dont il ne reste qu'une étendue de terre. Sur les 17 baraquements d'origine, seuls 4 (de mémoire) subsistent. Nous avons eu la chance de bénéficier d'une visite guidée, dirigée par un monsieur fin connaisseur du sujet et dont le ton n'était ni trop haineux envers "la race des seigneurs" anciennement propriétaire des lieux, ni trop baigné de pathos envers les victimes.

Il nous a appris ce qu'était le Struthof avant guerre : un lieu de villégiature hivernal où l'on pratiquait les sports d'hiver. Les touristes séjournaient à l'hôtel où, par la suite, étaient conduits les déportés avant de rejoindre le camp.
Lorsqu'il a évoqué les évasions, il a raconté cette histoire incroyable : 4 (ou 5, je ne sais plus) détenus se sont évadés en volant des costumes d'officiers allemands et... la voiture du commandant du camp ! Ils ont rejoint les mouvements de libération de la France et un seul d'entre eux a été repris pour être ramené au camp et y être fusillé pour l'exemple.
J'ai également été marqué par le fait qu'à Auschwitz un quignon de pain pouvait s'échanger contre... une bague en or.

La peinture que ce guide faisait du camp a ensuite été marquée du sceau du contraste, lorsqu'il a rappelé le cadre de vie qui était celui des SS et celui que devait affronter les déportés : d'un côté, la musique, la nourriture à satiété, les habits frais et repassés, l'hygiène ; de l'autre, des populations d'affamés que l'on battait ou tuait si quiconque allait voler la nourriture que l'on destinait aux cochons, les coups, les brimades, les menaces, le travail harassant, et la faim, la faim, la faim...
Ces deux mondes cohabitaient à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre.

On est ensuite descendu, au gré des anecdotes, jusqu'à "la prison dans la prison", cet endroit où les détenus pouvaient être envoyés pour un oui ou un non pour des périodes allant de 3 à 45 jours, ou dans l'attente de leur exécution en cas, par exemple, de tentative d'évasion. Dans ces cellules, ils devaient rester accroupis à 10, voire 15, dans des espaces de 8 m², et on leur balançait un quignon de pain si le coeur nous en disait étant donné qu'ils n'avaient pas travaillé de la journée et qu'ils ne devaient pas être fatigués !

En sortant, nous ressentions un goût nauséabond au fond du coeur, mais ce n'était rien en comparaison de ce qui nous attendait : le four crématoire et les salles d'expériences sur cobayes humains.
Le guide nous a alors prévenus que les plus fragiles pouvaient patienter à l'extérieur s'ils ne se sentaient pas la force de visiter cet endroit-là.
Et il avait bien raison de prévenir.
Tout de suite face à la porte d'entrée, la gueule béante du four crématoire avec, sur sa langue cramoisie par la chair humaine, des fleurs artificielles déposées là comme pour adoucir la vision. Evidemment frappant.

Les explications furent toutes plus atroces les unes que les autres, avec notamment cette centaine de résistants exécutés en une seule nuit dans une salle adjacente - salle avec un sol légèrement incurvé pour permettre une meilleure évacuation du sang des victimes et un nettoyage plus efficace ; détail sordide s'il en est.
A deux pas de cette salle, on a vu la table de dissection resérvée aux expériences sur cobayes humains - notamment des Juifs - réalisées par des médecins SS qui violaient en toute connaissance le serment d'Hyppocrate mais semblaient s'en accomoder.

En quittant ces lieux d'horreur, il nous restait à faire le chemin inverse sous un soleil de plomb, c'est à dire repasser devant ces fantômes de baraquement en gravissant une côte raide comme un i sur des cailloux qui meutrissaient nos voûtes plantaires. On s'est alors souvenu des 15 heures de course à pied qu'avaient dû effectuer certains détenus lors de leur arrivée, sur ces mêmes chemins torturés et torturants, ou alors que le camp avait été tout exprès orienté plein nord lors de sa construction pour être certain que des conditions climatiques extrêmes y séviraient été comme hiver (très chaud en été, très froid l'hiver).

La visite s'acheva avec la découverte du musée ou tout était parfaitement expliqué, documents à l'appui, notamment la fiche de chaque déporté avec sa destinée.
Malheureusement, le temps pressait et je n'ai pas pu étudier ce musée avec l'acuité que j'aurais voulu, mais le peu que j'en ai vu m'a suffisamment touché pour aujourd'hui écrire ce billet et vous inviter à découvrir ce camp nazi, le seul sur le territoire français qui, il y a 60 ans, a tué entre 18 et 22 000 personnes.

Par Séb - Publié dans : reacacho
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Jeudi 14 mai 2009

Voici une tirade extraite de la pièce que je suis en train d'écrire.
Il ne s'agira pas d'une pièce en vers, mais d'une situation de théâtre dans le théâtre.
La pièce mise en abyme et écrite en vers repose sur le mythe d'Orphée et d'Eurydice. Je vais suivre la troupe dans ses répétitions et ferai intervenir les vrais dieux de l'Olympe qui resteront incognito. Dans cette scène 3, Orphée chante son malheur et le public qui ne connaitrait pas le mythe est ainsi informé.
Qu'en pensez-vous ?




ORPHEE

Et toi, fleur au cœur pur, connais-tu Eurydice ?
Tes pétales auburn ont-ils vu son supplice ?
Tes oreilles dorées étaient-elles ouvertes
Quand l'épouse d'Orphée aux Enfers fut offerte ?

Tout juste à moi mariée, elle marchait rieuse
Au cœur des bois, témoins de nos fièvres heureuses,
Quand soudain ce serpent de sous son orme noir
Jaillit et se jeta sur l'Amour sans la voir.

Eurydice blêmit comme un astre surpris
Par un soleil dans sa course vers l'infini.
Ma prunelle mouillée baisa la sienne morte
Quand son regard partit vers le monde sans porte.

Mon sang alors freina sa course mystérieuse
Pour aller s'échouer sur les rives boueuses
Du fleuve des Enfers, le redoutable Styx,
Que ma lyre asservit de sons et non de rixes.

La belle Perséphone écouta mes soupirs
Et son cœur attendri supplia sans frémir
La couronne de son mari, le roi Hadès,
D'embrasser mes désirs en rendant Eurydice.


L'invisible maitre des Enfers torturés
Tendit vers moi son sceptre et son amer marché :
– Tu ne dois, me dit-il, jamais te retourner
Avant que le soleil ne vous ait enlacés.

Mais, touchant presque au jour, ta main a fui la mienne
Et mon âme a cédé aux cruelles sirènes
Que le dieu des Enfers avaient placées en moi.
Dépossédé de toi, j'échouai face aux lois. 

Oui, ma tendre Eurydice aux yeux à jamais clos,
J'ai échoué quand retournant mes trémolos
Vers toi, tu disparus. Éternellement vide
Ta main loin de la mienne errera chrysalide.

Et moi devenu ver sur la terre des hommes
Je te couvre de voyelles et de consonnes
Sans jamais plus te voir, orphelin de tes yeux,
Toi la parfaite épouse arrachée par les dieux.

Par Séb - Publié dans : théâtre - Communauté : vos poèmes
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"Réservé aux insensés"

Comme je l'ai lu dans "Le Loups des steppes", que je vous recommande du reste, ce blog est réservé aux insensés. C'est-à-dire aux fous, aux poètes, aux âmes décousues, aux insomniaques, à ceux qui se sentent à l'étroit dans ce monde si régulé, à ceux qui se relèvent pour fumer une tige ou reprendre une lecture, à ceux qui se disent que la vie ça ne peut pas n'être que se lever, aller chercher à gagner une misère, appeler sa femme entre midi et deux, rentrer déglingué, regarder TF1, écouter religieusement Sarko, mettre une troussée à sa moitié et s'endormir pour oublier cette horloge hallucinante que l'on s'impose, après avoir renoncé à savoir si on ne nous l'imposait pas, à ceux qui se disent que des beautés régénératrices existent, qu'elles sont, pourquoi pas, à notre portée, que l'on peut, soyons dingues, les créer, les échanger...


Ici, jeune incandescent, tu trouveras de la poésie maison, beaucoup, des textes de fiction à toutes les sauces, un peu, des « reacacho » évoquant cette actu qui nous englobe – nous gobe – tous, et surtout tu seras autorisé à donner ton avis, à t'accorder une pause dans le récital de l'horloge régulée de tes jours.

 


Lis et dis.

 

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